11.07.2008
Dessin - 11/07/08

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23.06.2008
Save My Brain n°9 en ligne !

Save My Brain est de retour avec l'été pour un neuvième numéro ! Ce mois-ci,découvrez Mokaiesh,talentueux groupe de rock français qui vient de sortir son premier album. Vous trouverez également les habituelles rubriques, chroniques féminines et culturelles, portraits, horoscope et autres tests.
Bonne lecture !
14:16 Publié dans Sites | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : save my brain
20.06.2008
Save My Brain dans Micro Hebdo et sur 01net
Dans son numéro du 12 au 18 juin 2008, Micro Hebdo consacre un dossier aux "sites internet rien que pour les filles". Parmi la sélection de sites proposés, on retrouve Save My Brain dans la partie "les nouveaux magazines" féminins. Depuis le 19 juin, ce dossier est disponible sur 01net.
[Source : 01net.com]
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Stella Strawberry dans "le journal du blog"
14:55 Publié dans Blogs, Vidéos | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : stella strawberry
12.06.2008
Fonctionnement
Afin de simplifier la navigation sur ce blog et vous permettre d'aller directement regarder ce qui vous intéresse, voici les prinpales rubriques :

En bas à droite, vous trouverez divers liens, ceux de mes blogs et autre site, ainsi que ceux qui mènent à mes profils sur certains réseaux sociaux.
15:54 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Monochrome
Réalisation : Nelly Glassmann
Tournage : Valentin Bourgoin
Montage : Adnène Ben Salem
Avec : Alexandre Barbe
Participation de : Alexandre Beaugrand, Adnène Ben Salem, Camille Besson, Valentin Bourgoin, Guillaume Jariot
13:02 Publié dans Vidéos | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Interviews
Interviews réalisées pour Save My Brain :
Interviews réalisées lors de mon stage chez Europe 2 :
Ours
Hey Hey My My
Benjamin Biolay
Serj Tankian (System of a Down)
12:59 Publié dans Interviews | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : save my brain
Save My Brain

SAVE MY BRAIN
Le magazine féminin détourné et culturel
What ?
Féminin mais pas insipide, culturel mais pas élitiste, Save My Brain est un magazine mensuel en ligne qui prône l'originalité et détourne toute idée de mode, omniprésente dans la presse féminine classique. Ainsi, l'objectif n'est pas de faire rêver, ni d'inciter à copier, mais de pousser les lecteurs à oser être eux-mêmes, à développer leurs personnalités et/ou caractères, en constatant que d’autres l’ont fait avec succès.
La musique a une grande part dans ce projet, car elle est la plus illustratrice de cet esprit d'originalité que nous souhaitons mettre en avant. Mais Save My Brain n'est pas un magazine exclusivement musical et les autres formes de culture ne sont pas en reste. Chaque mois, un(e) artiste est à l'honneur et nous déclinons son univers à travers diverses rubriques. Des sélections littéraires et cinématographiques sont ainsi présentées pour leur intérêt et non pour une quelconque actualité ou question de succès. L'autodérision et le détournement des clichés instaurés par les féminins sont aussi à l'honneur et font l'objet soit de billets d'humeur, soit de reportages plus ou moins décalés.
Why ?
Le magazine tient son nom d’une part de la célèbre phrase de Monsieur Le Lay qui vend de l’espace de cerveau disponible à ses annonceurs. Nous nous plaçons au contraire dans une position de sauvegarde des cerveaux à l’aide d’un contenu intéressant, intelligent et non dénué d’humour ! D’autre part, l’inspiration vient d’un extrait d’une chanson du groupe Noir Désir, qui dit : « si tu tiens à toi, ne fais jamais comme eux » (Elle va où elle veut). Notre concept s’organise donc autour de cette volonté de saluer la créativité et d’encourager l’originalité.
Where ?
Le site se veut à la croisée de plusieurs médias. La télévision, la radio, la presse et Internet. Le numérique est le seul support qui offre cette possibilité de mêler le contenu d'un magazine féminin avec l'interactivité du multimédia. L'utilisation de la vidéo et du son est en parfaite adéquation avec les phénomènes de podcast et vidéocast et permet de présenter aux visiteurs un contenu dynamique et complet.
Le magazine est disponible à l’adresse suivante :
When ?
Save My Brain est un magazine mensuel. Un nouveau numéro sera diffusé toutes les cinq semaines.
Le premier numéro a été lancé le 20 Août 2007.
Who ?
Directrice de publication, rédactrice en chef :
Nelly Glassmann
18 rue de la Rochefoucauld
92100 Boulogne Billancourt
06.61.43.01.05
12:48 Publié dans Sites | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : save my brain
Déambulations

http://deambulations.hautetfort.com
(Blog personnel lancé en janvier 2006, parlant essentiellement de mes coups de coeur culturels, musique, littérature, cinéma.)
12:32 Publié dans Blogs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : déambulations
Nouvelle Scène

http://nouvellescene.canalblog.com/
(Blog collectif lancé en juin 2005, présentant les artistes de la Nouvelle Scène française, comme du rock français. Projet définitivement arrêté après le lancement de Save My Brain)
12:30 Publié dans Blogs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nouvelle scène
Stella Strawberry ou comment devenir une star ?

Vous rêvez de strass et de paillettes ? Vous désirez avancer sur les chemins de la gloire et côtoyer les célébrités dont les posters tapissent vos murs ? Malheureusement, vous êtes là, devant votre écran et vous pensez que vous feriez mieux de réfléchir plus intelligemment à votre avenir. Je vous assure que vous n’avez pas tort. Cependant, tout n’est pas perdu car une fantastique personne est là pour vous sauver.
Cachée derrière ses immenses lunettes noires, Stella Strawberry, accessoirement future star, vous donne gracieusement ses leçons de célébrité.
http://stellastrawberry.hautetfort.com/
(Blog lancé le 18 avril 2005/ Finaliste littérature au Festival de Romans en 2007)
12:25 Publié dans Blogs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : stella strawberry
La location de sacs de luxe
L'été dernier, un drôle de concept tout droit venu des Etats-Unis a débarqué sur Internet. On pouvait déjà louer des voitures ou des robes de soirée. Il est désormais possible de louer des sacs à main haut de gamme... Si les évènements exceptionnels peuvent justifier les deux premiers, quelques réflexions m'ont dissuadée de tester ce service bien futile.

Comment ça marche ?
Il existe plusieurs sites offrant cette possibilité de louer un sac de luxe via le net. Afin de vous présenter au mieux le fonctionnement, partons de l'une de ces vitrines virtuelles pour avoir un aperçu un peu plus concret. Evidemment, nous ne nommerons pas le site en question... Comme la majorité des sites de vente en ligne, les sacs sont sagement agencés en tableau afin de considérer d'un seul coup d'oeil l'étendue de l'offre... Classés par couleur, marque ou style de bagage, l'internaute a de quoi trouver son bonheur, lequel reste néanmoins bien abstrait. En effet, on ne reviendra pas sur le fait qu'il n'y a rien de mieux qu'un achat en magasin pour évaluer un produit.
Puis viennent les questions cruciales : le fonctionnement et le prix. Pour la location, il s'agit de sélectionner l'objet de ses rêves -ou pas- et de valider. C'est à peu près aussi simple que ça et pas forcément intéressant à développer dans cet article. La livraison s'effectue à domicile ou en retrait dans la boutique parisienne. Evidemment, quand on n'est pas parisienne, impossible de passer à côté des frais de port... Là où ça devient plus 'amusant', c'est le retour. Lorsqu'il faut dire adieu au sac et le renvoyer à la maison. Un emballage prêt à contenir l'objet pour le poster direction l'entrepôt où il sera intégralement nettoyé pour être remis en service. Côté prix, tout dépend bien sûr de la durée de location. Des forfaits à la semaine, au mois ou à l'année. Cela dépend aussi du sac en question, de son 'prestige', même si le fait de louer rend les tarifs attractifs, du moins beaucoup moins onéreux que leur prix acheté en magasin. Et comme on parle de luxe, je vous laisse imaginer les sommes astronomiques. Ce genre de service s'adresse donc plutôt aux fashion-addicts au compte en banque malmené ou aux indécises qui aiment changer d'accessoire comme de paire de chaussures. La mode a évidemment son grand avantage ici. Se renouvelant sans cesse, elle oblige ses adeptes à avoir toujours les dernières sorties, ce qui se révèle inabordable pour beaucoup. Et là, on est censée dire merci à la location de sacs à main de luxe...
Pourquoi on évite ?
Si l'idée, à l'origine, peut sembler salvatrice pour les accros au shopping qui courent après les sacs à main dernier cri, elle est, à terme, beaucoup moins attractive. Si on considère la location successive de plusieurs sacs, histoire d'être toujours à la page, les prix atteignent vite celui de vente de l'un d'eux, ce qui se révèlerait nettement moins contraignant qu'une location.
Le sac n'étant également pas la propriété définitive de sa locataire, celle-ci est soumise à une vigilance à toute épreuve. Pas de tâche, pas de rayure, et encore moins de perte. Si la rigueur n'est pas au rendez-vous, c'est la caution qui vous mettra un râteau lors de la restitution... De quoi dissuader celles qui auraient du mal à se séparer d'un tel bien à la fin du délai de location...
Evidemment, il n'y a pas qu'une seule personne avide d'avoir entre ses mains le dernier sac de tel ou tel créateur. Et qu'est-ce que ça implique ? Une belle et longue liste d'attente. Et oui, avant de recevoir, il faut patienter... A priori, ça rassure au moins sur le fait qu'on a choisi le bon sac, celui qui a du succès et que tout le monde s'arrache. C'est déjà ça ?!
Enfin, comme nous l'avons évoqué précédemment, rien ne remplace le choix dans un vrai magasin, pour éviter une bien désagréable surprise lors de la réception. Vu le prix qui reste salé, ce serait dommage de se retrouver avec une horreur au bras, luxe ou pas. La mode a ses limites... qui ne sont pas toujours perceptibles derrière une vitrine virtuelle...
Finalement, ce système de location de luxe peut être intéressant pour une acheteuse potentielle, qui veut simplement tester un beau sac avant d'investir à 100% dedans. Mais avouez que dépenser des milliers d'euros pour un bagage -qu'on le loue ou l'achète-, qu'on devra utiliser avec soin, de peur de l'abîmer ou le perdre, c'est surtout cher, inutile et superficiel...
(Article écrit pour le n°8 de Save My Brain / Dessin de Marion Deveille)
12:20 Publié dans Articles | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : save my brain
Aller chez le coiffeur
A première vue, aller chez le coiffeur, c'est plutôt chouette. On en ressort souvent avec une toute nouvelle coupe qui flatte un peu plus notre image que le tas de cheveux informe que nous avions en entrant dans le salon. Oui, mais... Avant un tel résultat -quand il est là...-, il y a tout une succession de fâcheuses étapes qui ont de quoi faire apparaître une simple coupe comme la pire des tortures...

Les réjouissances commencent dès le moment précis où on décide de rafraîchir sa coupe. Que ce soit couper quelques centimètres pour éradiquer les fourches qui pendent à tout bout de mèche, repenser son dégradé ou raviver sa coloration, tous les chemins mènent à Rome. Ou plutôt chez le premier spécialiste qui voudra bien de vous. Car comment rivaliser avec les petites vieilles qui réservent cinquante ans en avance pour brushinguer leurs perruques, quand on a un emploi du temps de ministre ? Si l'envie de refaire sa tignasse vous prend subitement dans la rue, c'est avec courage et persévérance qu'il faudra appréhender la prise de rendez-vous. Dans quelques cas miracles, on pourra vous prendre aussitôt, mais ne rêvez pas trop. Une fois casée sur un planning plus rempli que celui d'un businessman, plus moyen de faire marche arrière, la mécanique est enclenchée, le drame est proche...
Lorsque le grand moment vient d'entrer dans le salon de coiffure, vous avez encore le sourire aux lèvres, rien qu'à l'idée de voir ensuite vos copines baver devant votre nouvelle coupe ou votre amoureux entrer en transe devant votre charme capillaire. Mais vous déchantez vite. Un troupeau de ménagères de plus de cinquante ans occupe l'espace relativement confiné et vous devinez déjà qu'il faudra attendre... On vous débarrasse de votre manteau, puis on vous invite à vous assoir, le temps que Ken -qui s'occupera de vous pour le lavage- finisse le brushing hebdomadaire de Bernadette, soixante-seize ans. Heureusement, vous apercevez une pile de canards -les mêmes que chez le docteur, et pourtant, le cadre est plutôt radicalement différent- et vous vous lancez dans la lecture passionnée du dernier scandale made in Hollywood...
Vingt-huit revues plus tard, c'est à vous ! Ken s'approche, tout sourire, et vous escorte au bac à shampooing. Bien installée, la tête en arrière, il vous propose une multitude de soins dont vous ignorez les vertus, mais que vous refusez aimablement. Il faut dire que lors d'un précédent passage chez le coiffeur, l'application de ces 'super produits' avait surtout fait doubler votre facture. Un simple shampooing, donc, et c'est un massage du cuir chevelu qui commence. Difficile ici de rester concentrée. Les doigts de Ken vous chatouillent les racines, le fou rire vous guette et c'est avec un soulagement énorme que vous passez au rinçage. Si cette étape semble encore relativement supportable, les choses sérieuses commencent.
Brenda, la spécialiste du ciseau, prend le relai et vous prie de vous assoir dans un fauteuil. Idéalement située, entre Marcelle, quatre-vingt-deux ans et Mireille, soixante-huit, vous ne savez plus où donner de la tête, tant ça cancane. D'ici la fin de la séance, vous saurez tout du mariage de la fille de l'une, des petits-enfants de l'autre et même du chien de la voisine, tragiquement écrasé par un Vélib'. Les commères sont au paradis entre les bigoudis, les sèches-cheveux, et les coiffeuses, toujours bienveillantes pour entretenir leurs conversations... Au milieu de ces bavardages incessants, vous vous sentez terriblement seule...
Dès que Brenda a rassemblé tous ses ustensiles, l'interrogatoire commence. Tant bien que mal, vous expliquez la coupe que vous aviez en tête, aperçue à la page 152 de votre magazine, qui vous irait drôlement bien, vous pensez. En coupant comme-ci, comme-ça, plus court ici et bien dégradé là, vous allez ressembler à une star... Brenda évalue l'ovale de votre visage, la longueur de votre tignasse et finit par donner son accord. Les premiers coups de ciseau résonnent, les mèches tombent par terre. Un vrai massacre au vu de tout ce qui décède sur le sol, mais il est trop tard pour faire marche arrière...
Soudain, tout le monde se retourne vers la porte. Marguerite fait son entrée dans le salon. Marguerite, vous allez vite vous en rendre compte, c'est la chouchoute de Brenda. Une petite vieille de presque cent ans qui vient tous les deux jours se faire coiffer. Pendant quelques heures, elle oublie le silence de sa maison pour bavarder avec ses copines et se plaindre de ses rhumatismes. Vu l'argent qu'elle dépense pour deux coups de brosse, il n'est pas étonnant que Brenda en prenne soin... A votre détriment... Car dès lors, elle vous oublie presque, coupant d'un oeil quasi absent vos dernières mèches, mais tout en accélérant la cadence, histoire que sa favorite n'ait pas à attendre trop longtemps avant d'être prise en charge.
Tout va très vite. Elle finit au sèche-cheveux, "effet naturel" car pas le temps de vous faire un brushing. Elle place son miroir derrière vous, vous demande si ça vous convient d'un air qui n'acceptera pas une réponse négative, puis elle vous retire l'informe peignoir inversé qui devait vous protéger des cheveux aventuriers. La place est enfin libre, et Marguerite, triomphante, vient s'y placer en reine. Vous, dépitée, à peine assurée d'avoir une coupe potable, vous dirigez vers la caisse. Vu le côté bâclé de la fin de la session, vous espérez en vain une remise. Non, non, votre forfait tout compris, vous allez le payer en intégralité, même si vous attendez encore après le brushing, pourtant inclus.
Une fois dehors, accueillie par un énorme coup de vent qui achève votre "effet naturel" et une sympathique pluie printanière, vous scrutez chacun de vos reflets dans les vitrines et voitures pour évaluer les dégâts. Ce n'est que chez vous que vous pourrez admirer le résultat pas exactement à la hauteur de vos espérances. Pour ressembler à une star, il faudra repasser. Quant aux mèches en escalier, il faudra surtout attendre que ça repousse. Seule consolation, vu le prix de cette tragédie capillaire, ce n'est pas demain que vous remettrez les pieds dans un salon, et encore moins dans celui de Ken et Brenda...
(Article écrit pour le n°8 de Save My Brain / Dessin de Marion Deveille)
12:19 Publié dans Articles | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : save my brain
L'entrainement cérébral
Un genre nouveau est apparu sur les consoles et semble faire fureur. L'entraînement cérébral. Tout un programme décliné désormais sur une gamme très large, que nous avons décidé, contre toute attente au vu de notre ligne éditoriale, de ne pas tester...

A la base, l'idée n'était sans doute pas mauvaise. Stimuler ses neurones par le jeu, pourquoi pas ? Le tout premier produit proposé avait au moins le mérite de l'originalité, en mettant en place des exercices d'entraînement ludiques et simplifiés. Malheureusement, comme beaucoup de choses, le concept a été victime de son succès. Les clones sont apparus, noyant le pauvre consommateur décérébré sous une avalanche de boîtiers différents qui ne sauveront assurément pas son compte en banque. A en croire la gamme de déclinaisons existantes et le battage médiatique, notre monde est peuplé de crétins au cerveau mal entretenu. Même si cela est parfaitement possible, avouons-le, je n'en reste pas moins convaincue que l'optimiser à l'aide d'une console vidéo n'est peut-être pas la meilleure solution.
Le point le plus frappant, et sans doute choquant, est qu'une vulgaire machine électronique est capable d'évaluer l'âge du cerveau, simplement en tapotant sur des touches, en répondant à des additions, ou en jouant du stylet. Franchement, ça m'épate ! Evidemment, elle annoncera toujours un nombre d'années faramineux, obligeant l'utilisateur honteux à se dépasser corps et âme pour remonter le niveau. Combien d'heures sont alors nécessaires pour arriver à un score qui saura flatter son ego ? A mon avis, bien trop... Car le temps passé à défier le programme est du temps en moins pour s'occuper intelligemment...
A quoi ça sert de savoir qu'on a un cerveau de 20 ou 50 ans ? Est-ce que cela empêche de vivre normalement ? Comment faisait-on avant l'arrivée de ces jeux miracles qui promettent de rajeunir les neurones ? Devant cette course affligeante à la jeunesse cérébrale, je reste sans voix. Car s'il devient acquis qu'on sauvera son cerveau en s'explosant les yeux sur l'écran de sa console, je me demande dans quel monde d'ignorants on vivra. Maîtriser le calcul rapide est peut-être utile à l'école primaire pour éviter les zéro en maths ou plus tard pour jongler avec les chiffres avec dextérité lors des neurasthéniques séances de comptabilité. Mais si c'est simplement pour voir apparaître son score record sur le top 3 des meilleurs joueurs, n'est-ce pas un peu... vain ? Car, dans l'absolu, je voudrais bien savoir quelles capacités mon cerveau gagnerait à obtenir avec pareil entraînement. Plus rapide ? Soit. Mais si certains passaient moins de temps à ramollir devant des séries niaises, des émissions vulgaires, ou même de la musique façon soupe, on n'aurait déjà pas à se voir offrir de quoi requinquer nos cellules grises.
Dernier point presque novateur, l'apparition des peoples qui osent sans honte s'afficher dans les publicités télévisuelles, cliquant gaiement sur les écrans de leurs consoles. Si c'est une méthode pour appâter le consommateur, en utilisant l'identification aux célébrités, je trouve ça pitoyable. D'un côté, on a Nicole Kidman qui semble vouloir dire "même si je suis belle, je suis bête", alors, je me soigne. Quant à Michèle Laroque, je me demande encore pourquoi on l'a choisie... Niveau identification, c'est bof. Il y a pourtant tellement de cruches en France, Lorie, Alizée, Vitaa, qui auraient été plus vendeuses...
Bref, tout cela est une belle blague qui risquerait fort de faire oublier qu'avoir un cerveau jeune, ça ne sert à rien s'il reste vide... Heureusement, Save My Brain est là pour rattraper le coup !
(Article écrit pour le n°7 de Save My Brain / Dessin de Marion Deveille)
12:13 Publié dans Articles | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : save my brain
La soupe aux choux
A trois mois de l'été, le compte à rebours pour un corps mince et svelte a déjà commencé. Et ce ne sont pas les journaux qui nous diraient le contraire... A l'approche des grandes vacances pourtant lointaines, le mot "régime" est sur toutes leurs pages, et devant cette omniprésence, difficile de passer à côté du sujet. Le choix est large, l'offre si variée qu'une vie ne suffirait pas pour tous les tester. Mais si dans ce lot on trouve des régimes parfaitement sensés et équilibrés, il existe également quelques démarches plus farfelues pour perdre ses formes disgracieuses, dont la soupe aux choux... Explications d'un non-test de cette méthode pourtant légendaire...

1) La soupe aux choux ? Mais qu'est-ce que c'est ?
Comme son nom l'indique très justement, cette soupe est constituée de choux... Mais pas seulement. Car dans la recette, on trouve également des tomates, carottes, poivrons, oignons ou encore, du céleri. Pourquoi une simple soupe de légumes ferait-elle tant de bruit ? Pour une raison très banale... Dans des conditions très strictes, elle permet de brûler efficacement les graisses et donc, d'obtenir un amaigrissement très rapide. Un vrai régime-miracle qui nécessite la consommation -quasi excessive- de fruits à côté (banane non autorisée) pour contribuer à l'effet de satiété. Contrairement à la croyance commune, ce régime n'est cependant pas composé uniquement de fruits et légumes. Mais cette information semble être passée à la trappe, et beaucoup se contentent d'ingurgiter l'ignoble soupe, persuadées qu'elles perdront plus vite. Grossière erreur qui a des conséquences non négligeables et que nous verrons par la suite. Des menus évoluant au fil des jours sont censés accompagner le breuvage pour arriver au bout de sept jours à un menu plus ou moins équilibré. L'autre soucis de la soupe aux choux -en plus donc de son fonctionnement- est sa durée. Beaucoup considèrent cette façon de perdre du poids comme un régime à part entière, qui peut s'appliquer sur le long terme et pour quantités importantes de kilos à évacuer. Ici encore, mauvaise pioche. La soupe aux choux, dans l'idéal, est un booster de perte et, toujours dans l'idéal, est plutôt 'utile' dans le cas d'un évènement très occasionnel, comme un mariage, pour pouvoir (trop) rapidement se délester de quelques formes.
2) Les conséquences sur la santé
Comme on l'a vu plus haut, la soupe aux choux brûle les graisses. Plus on en boit, plus on s'allège... Et c'est bien là ce qui fait le succès de cette méthode. Le hic, c'est que c'est trop beau pour fonctionner car si effectivement on peut observer des pertes miraculeuses de 5 à 7 kilos en une semaine, le résultat sur le long terme est nettement moins flatteur... Sans stabilisation, les kilos reviennent dès le retour à la normale des repas, accompagnés de quelques nouveaux en prime. Perdre pour reprendre le double, où est l'intérêt ? De plus, tant de kilos évaporés en si peu de temps est une folie pure. Physiquement comme moralement, c'est une torture. Car avant d'arriver à une métamorphose aussi spectaculaire -quand bien même éphémère-,il faut souffrir. Après avoir mené ma petite enquête auprès d'adeptes (déçues ou pas) de la soupe verte, j'ai pu relever quelques expériences bien malheureuses. Fatigue, malaises, carences, voilà les mots qui revenaient dans presque tous les témoignages... Affolant... Le corps mis à mal finit par lâcher et certaines ont même atterri à l'hôpital. Alors, perdre du poids vaut-il la peine d'aller jusqu'à sacrifier sa santé ? Le corps n'aime pas les privations, encore moins le yo-yo. La soupe aux choux proposant les deux, le cocktail est explosif... Quant à celles qui souffraient déjà de troubles alimentaires, il va sans dire qu'elles ont vu leurs problèmes s'aggraver encore plus...
3) Les effets secondaires
Si certaines conséquences de ce régime infernal sont gravissimes et mettent en péril le bon fonctionnement du corps, d'autres plus légères auraient de quoi faire sourire, même si sur le moment, le désagrément est beaucoup moins risible... Une ancienne testeuse de la méthode s'est retrouvée avec le ventre gonflé et de sympathiques gaz. Le goût de la soupe n'est déjà pas fameux à première vue, il faut en plus que les odeurs ne soient pas en reste... On retrouve aussi cette idée olfactive avec l'haleine qui devient plutôt forte. Avant d'espérer être belle, il vaut passer par une sacrée case 'ingrate'. Et pour finir en beauté, on peut en outre lire que même si ce régime agit pour un bien-être intérieur, c'est finalement la mauvaise humeur qui débarque, suite aux privations et autre fatigue. Pour celles qui peineraient à croire que cette soupe peut massacrer la santé, il est peut-être plus dissuasif de mettre en avant le côté anti-féminité du chou... Et puis, à boire tant de soupe, il faut bien évacuer... Les allers et retours incessants aux toilettes, ça va deux minutes...
Alors, voilà, la soupe aux choux, très peu pour moi. Si au fur et à mesure des témoignages reçus, je me suis rendue compte que ma vision était plutôt faussée, notamment sur le fait qu'une structure de menus existe pour mettre en place de pseudos 'vrais' repas alors que j'étais persuadée (comme la plupart des gens à priori) qu'il s'agissait uniquement d'ingurgiter le breuvage, les expériences ratées -largement majoritaires-, m'ont définitivement convaincue du côté imprudent de pareille méthode pour perdre du poids. D'une part, le corps est mis en danger par les carences qui provoquent des malaises, mais également d'autre part, les privations finissent en général par engendrer une frustration qui se termine par un pillage massif du frigo. Alors, avant de vouloir à tout prix rentrer dans un bikini cet été, n'oubliez pas votre bon sens. Etre au régime, c'est avant tout rééquilibrer son alimentation, et accepter de perdre raisonnablement sur le long terme... Préserver son corps de méthodes abracadabrantes, c'est aussi ça, sauver son cerveau !
(Article écrit pour le n°7 de Save My Brain / Dessin de Marion Deveille)
12:12 Publié dans Articles | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : save my brain
L'hiver
Ah les joies de l'hiver ! La neige, le ski, le chocolat chaud au pied du feu... ça fait rêver, non ? Et bien justement, tout cela reste une très idyllique vision de la plus horrible saison de l'année... La réalité est nettement moins attractive.

Qui dit 'hiver' pense aussitôt 'froid'. Et c'est bien là le problème. Devant des températures qui défient le supportable, l'être humain n'a pas d'autre choix que de se vêtir chaudement. Une couche, deux couches, trois couches, ... Les épaisseurs s'enfilent et on a de quoi faire concurrence au bonhomme Michelin. Où est l'élégance, la classe, voire le côté 'sexy' d'une femme si elle doit couvrir chaque parcelle de son corps pour éviter de virer glaçon ? Cela dit, le seul avantage à noyer son corps sous des tonnes de vêtements, c'est qu'on ne distingue plus les rondeurs disgracieuses, fruits des gastronomiques fêtes de fin d'année et autres sessions alimentaires de réconfort hivernal. Notons néanmoins l'inconvénient qui débarquera pour les deux saisons suivantes : le passage obligé par la case régime pour retrouver sa ligne et son bikini... On n'est décidément jamais en phase avec le temps pour être belle...
Passées les considérations vestimentaires, arrêtons-nous sur ce qui ravage bon nombre de personnes au cours de l'hiver : la maladie. Ou plutôt, LES maladies. En effet, l'offre est si variée qu'il est presque impossible de passer à côté de l'une d'elles... Angine, gastro, grippe et j'en passe, faites votre choix ! Les plus chanceux pourront attendre gentiment que leurs nez cessent de couler, les autres auront droit à une visite chez le médecin, et plusieurs jours de médicaments soporifiques et dégoûtants. Dans tous les cas, leur meilleure amie devient la boîte de mouchoirs, qui le leur rend mal. A force de se déboucher les narines, on finit par s'irriter le museau, qui devient élégamment rouge. Associé à la panoplie anti-froid multi-épaisseurs, aucun doute, on ne ressemble vraiment plus à rien...
Le seul moyen d'éviter un minimum les ravages de l'hiver, c'est de rester bien au chaud. De se nicher dans sa couette et d'attendre que ça passe, comme une marmotte. Mais... Une journée, ça va. Une semaine, passe encore. Mais trois mois... Trois longs mois... Impossible ! On ne peut décemment pas passer ses journées à regarder des séries télé -bien que certains le fassent sans problème-, à regarder le papier peint se décoller, à manger du Nutella à la cuillère, pour oublier que dehors, il gèle ! L'ennui se pointe toujours et on finit par tourner en rond. En plus, toute vie sociale est au point mort, puisqu'on n'ose même plus sortir de chez soi. Sauf quand le pot de Nutella est vide ; il faut alors affronter le réel, et préparer une expédition de ravitaillement... Et il suffit de quelques secondes pour retrouver l'état évoqué dans le premier paragraphe et risquer celui du second. Boucle perverse et sans fin, l'hiver aura donc toujours le dernier mot...
Mais, courage ! Même si d'ici là on a le temps de mourir de froid, dans moins de quatre mois, c'est l'été !
(Article écrit pour le n°6 de Save My Brain / Dessin de Marion Deveille)
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Les piétons
A moitié engagés, à moitié écrasés !
Le piéton est sans doute l'une des espèces les plus répandues dans ce bas-monde, et pourtant, c'est de loin la plus menacée. Pourquoi ? Parce que quelque soit son environnement -la route ou le trottoir-, sa vie est constamment mise en danger. Obstacles divers et variés rythment son parcours et sèment le trouble. Description d'un itinéraire bien hasardeux...

Sur la route
Non, le piéton n'est pas censé marcher sur la route. Par définition, cet espace-là est réservé aux voitures et autres engins à roues. Les poussettes ne font néanmoins pas partie du lot, par mesure de précaution pour leurs contenus sensiblement fragiles... Bref. Le piéton n'a à priori rien à faire ici. Mais si on considère que c'est le passage obligé entre deux trottoirs, alors, effectivement, il doit passer en zone rouge... Pour cela, une formidable invention zébrée décore le sol afin que le piéton sache où il peut risquer sa vie un peu moins que là où rien n'est indiqué. Parfois, la chance lui sourit et un système de feux régule le flux des voitures. Mais il ne faut pas s'y fier aveuglement, les automobilistes étant justement parfois un peu handicapés du regard, ils oublient de freiner, voire de s'arrêter tout court, qu'importe le corps sans vie qui gît sous leurs roues. Je vous l'avais dit, le piéton n'a pas une vie des plus paisibles... Chaque traversée est un périple. D'abord, il y a l'attente. Appuyer sur un bouton s'il y en a un. Observer le petit bonhomme qui doit passer au vert et qui prend désespérément son temps. Puis, regarder. A gauche. A droite. Tout droit. Pourquoi pas derrière. Rien à signaler ? On foooonce ! Sans se retourner, dans un sprint à gagner les JO, le but est d'atteindre l'autre rive sans dommage. Pas si facile. Les piétonnes à talons ne sont pas aidées. Non qu'elles soient des femmes -quoiqu'une espèce capillairement pseudo-défaillante pourrait se tromper de sens pour analyser si le champ est libre- mais parce que leurs chausses ne sont pas les plus adaptées à ce genre d'activité sportive. Ne parlons pas des piétons les plus téméraires. Ceux qui n'ont peur de rien et qui traversent hors des clous. Ceux qui bravent l'ordre établi et narguent les voitures en passant sous leur nez -quand ils ne finissent pas sous leurs capots-... Qu'on ne s'étonne pas après des statistiques affligeantes...
Mais si le piéton joue avec son existence à chaque fois qu'il doit traverser la route, il n'est pas plus en sécurité sur son propre territoire...
Sur le trottoir
Le piéton est un loup pour le piéton. Il doit partager l'espace -parfois très restreint- avec tous ses camarades piétons, et c'est la loi du plus fort qui régit le troupeau. Des règles pourraient simplifier la vie commune, mais l'anarchie reste le système le plus répandu. Marcher à droite ? Tu parles, c'est bon pour les vieux -lesquels prennent d'ailleurs un malin plaisir à ralentir la cadence pour créer des embouteillages-. Finalement, sur les trottoirs, le piéton a tout du parfait automobiliste ; ça pousse, ça peste, et ça insulte... Bienvenue au royaume du savoir-vivre, n'oubliez pas de laisser votre sourire au placard avant de sortir ! Mais ce n'est pas tout ! Quand deux piétons se croisent, on frôle souvent le drame. Il suffit que l'espace soit un brin étroit et que l'un ne daigne pas libérer quelques centimètres pour que l'autre soit à la limite de la greffe dans le mur. Toujours dans cet esprit de ne pas savoir cohabiter sur un trottoir, le piéton aime s'arrêter d'un coup, que ce soit pour regarder une vitrine ou extirper laborieusement le téléphone qui hurle dans son sac. Il suffit qu'un de ses camarades peu attentif se perde dans ses rêveries et c'est le clash frontal. Autre cause d'accident, les intrus ! Et oui, si le piéton n'est pas le bienvenu au milieu des automobilistes, les cycles sont eux peu opportuns sur les trottoirs. Et ils s'en moquent ! Slalomant gaiement entre les passants affolés, ils créent de redoutables mouvements de panique et la tragédie n'est jamais loin... Si on a prévu des protections pour les usagers de la petite reine, il reste de sérieux efforts à fournir pour ceux qui n'ont que leurs pieds pour circuler...
Mais si le piéton n'a pas une existence des plus sereines, il peut toujours relativiser en conduisant une voiture... Il suffit d'être de l'autre côté du miroir pour se rendre compte d'à quel point on fait peur parfois, qu'on soit sur son trottoir, ou qu'on traverse la rue...
(Article écrit pour le n°6 de Save My Brain / Dessin de Marion Deveille)
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La lingerie
Quels que soient l'âge, la morphologie ou la personnalité, chaque femme est confrontée à l'épineux sujet qu'est sa lingerie. Car, oui, rien n'est plus prise de tête que la constitution de ce rayon de la garde-robe. Variant selon les occasions comme les statuts, le choix des sous-vêtements se fait rarement avec bon sens... Voici donc quelques réflexions, sans doute à contre-courant de la pensée collective...

Profitant des soldes, je me suis risquée dans les magasins de lingerie, et ce périple se révéla riche en constats, certains amusants, d'autres carrément affligeants. Alors que de nombreuses enseignes ont de quoi déprimer toutes celles qui n'affichent pas une taille de mannequin, leurs rayons sous-vêtements sont au contraire des plus réjouissants. Il suffit d'un coup d'oeil moqueur pour savoir qu'on ne rentrera pas non plus dans les soutien-gorge bien trop petits, réservés aux planches à repasser. De toute façon, au vu des motifs et coloris... Finalement, on peut rarement tout avoir, le poids idéal et la poitrine un brin généreuse. Le problème, cependant, c'est que lorsqu'on est en formes, trouver le soutien-gorge parfait n'est pas une mince affaire. C'est même un véritable parcours du combattant, car rien n'est plus important que d'être bien maintenue, ce que doivent oublier les fabriquants... Par je ne sais quelle idée stupide, les pseudos grandes tailles de bonnets (Où est la normalité ? Je ne saurais dire...) sont fréquemment rembourrées, encombrant les poitrines qui ont ainsi de quoi devenir claustrophobes. Quant aux personnes qui n'appartiennent pas aux bien vagues standards, rares sont les boutiques qui peuvent leur offrir les tailles adéquates. Bien entendu, le prix suit...
D'ailleurs, comment un si petit bout de tissus peut-il coûter si cher ? Pour quelques centimètres carrés, parfois agrémentés d'un peu de dentelle ou des détails fantaisistes, on frôle vite l'agonie budgétaire. Une incohérence économique des plus étranges fait flamber les centimètres carré dès lors où ils se réduisent. Ainsi, un soutien-gorge coûtera souvent plus cher que le pull que vous porterez dessus. Ne parlons pas des strings, qui en plus d'être une insulte à l'esthétique, arborent des prix aussi élevés que ceux des culottes, à la surface pourtant un minimum plus développée. Ajoutons que par volonté d'assortir le haut du bas, il faut souvent investir dans deux pièces vendues séparément pour former un ensemble qui se révèle alors des plus onéreux. Comme on doit en changer chaque jour, ça n'est décidemment pas donné...
Heureuses finalement sont les femmes qui peuvent se complaire dans leur lingerie bon marché en coton, les culottes de grand-mère et autres sous-vêtements délavés -quand ils ne sont carrément pas usés-. Pas besoin à ce moment-là de se casser les pieds avec un soutien-gorge inconfortable, dont les froufrous démangent, les bretelles tombent, les armatures entaillent les seins ou encore les bonnets ne tiennent pas en place pour cause de décolleté trop plongeant. Malheureusement, l'amour -entre autres- et ses mystères font que malgré toute la réticence qu'on peut avoir à claquer des mille et des cent dans un ridicule bout de tissus, on oublie son propre confort pour pouvoir enfiler un ensemble qui ne fera pas honte et qui même, saura faire plaisir à ceux qui auront la chance de l'apercevoir...
(Article écrit pour le n°5 de Save My Brain / Dessin de Marion Deveille)
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Sourire dans la rue
sourire (verbe) : prendre une expression rieuse par un léger mouvement de la bouche et des yeux.

Pourquoi déformer niaisement les traits de son visage quand on peut tirer une tête d'enterrement, et cela, sans effort ? En plus, les avantanges sont indéniables... Lisez donc !
Premièrement, devenir aussi aimable qu'un bulldog dépressif assure une tranquilité des plus apaisantes. Au milieu des citadins pressés et stressés, un simple regard sombre les dissuade de vous embêter. Associez des éclairs dans vos yeux, et vous êtes maître du monde : on ne vous bouscule plus, on vous laisse le passage, et le must, c'est lorsque les autres changent de trottoir afin de ménager votre espace vital. Les touristes ne vous dérangent plus pour vous demander leur chemin, les distributeurs de tracts n'osent pas tendre vers vous leurs malheureux morceaux de papier et aucune grand-mère ne viendra s'aventurer à vous faire la causette pour combler sa solitude. Vous pouvez enfin savourer pleinement un paisible moment d'accalmie urbaine.
Deuxièmement, vous oeuvrez pour le bien-être collectif. Si, si. Les gens qui vont mal détestent ceux qui affichent leur bonheur, toutes dents -blanches, bien sûr- dehors. Avec vous, les plus mal lunés pourront au contraire se réjouir de voir qu'il existe des moins bien lotis qu'eux. Ceci réchauferra leurs coeurs malmenés et vous auriez presque de quoi passer pour une bonne âme. Mais à votre tête, c'est évident, vous portez le malheur sur vos lèvres inanimées et on vous évitera donc comme la peste, de peur que ce soit contagieux -ce qui va de pair avec le premier avantage et stimule votre quiétude-.
Et enfin, grâce à votre faciès désabusé, torturé, vous n'avez plus besoin de vous soucier de votre image ! Celle-ci est tellement effrayante que chaque téméraire qui tenterait de vous dévisager, détournera aussi vite ses yeux appeurés. Résultat, vous faites des économies sur tout, car nul besoin de se ruiner pour se mettre en valeur. Quand on considère toutes celles qui peinent à s'aimer, on peut dire que vous avez de la chance de ne plus vous encombrer avec pareille prise de tête.
Pas convaincu(e) ? Pourtant, regardez autour de vous ! Une bonne majorité de la population de notre cher pays a adopté cette chaleureuse attitude au quotidien, et ne semble pas absolument pas motivée à en changer...
(Article écrit pour le n°3 de Save My Brain / Dessin de Marion Deveille)
12:02 Publié dans Articles | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : save my brain
Le photomaton
Imaginons -au hasard- que votre carte d'identité vient d'expirer. Celle que vous supportez depuis dix ans déjà et où on peut vous admirer avec lunettes de vue grossières et appareil dentaire bien en vue. Ou pourquoi pas en version punk, hippie, gothique, etc. (rayez les mentions inutiles). Bref, puisque vous avez enfin l'occasion de tourner la page sur cette période ingrate de votre vie, vous vous décidez joyeusement à refaire votre photo -une dont vous n'aurez bien sûr pas honte-.

Malheureusement, utiliser un photomaton pour se refaire le portrait n'est pas si anodin et on se laisse vite submerger par les difficultés qui ne manquent pas de se pointer. Retour sur un parcours du combattant, qu'il vaut mieux ne pas rater, sous peine de traumatisme persistant pour les années à venir.
Tout d'abord, le choix de la cabine. Quelle importance, me diriez-vous ? Et bien, il vaut toujours mieux en choisir une loin des lieux trop fréquentés. D'accord, la majorité des photomatons étant dans les gares et autres centres commerciaux, ce n'est peut-être pas si évident. Mais en évitant les heures de pointe, on a une chance de ne pas se retrouver avec une file d'attente avant et surtout après. Car dans ce grand moment de solitude, mieux vaut de pas être pressée -ou se faire presser-.
Une fois installée dans l'antre, le rideau soigneusement tiré afin de bénéficier d'une pseudo intimité, vous voici seule avec votre image. Et c'est là que les choses sérieuses commencent. Car bien sûr, la personne qui s'est assise avant vous était soit naine, soit géante, et il vous faut adapter le siège. Vous commencez bien entendu par tourner le tabouret dans le mauvais sens, puis vous testez vingt-six fois la position avant de trouver la bonne.
Enfin installée, vous découvrez avec stupeur sur l'écran vos joues devenues aussi rouges que des tomates et vos cheveux en pétard. Vous prenez une grande respiration et envisagez une retouche maquillage/coiffure, ce qui se révèle délicat au vu de la promiscuité du lieu. Je suppose que vous comprenez maintenant pourquoi il vaut mieux que personne n'attende après vous, sous peine de vous mettre dans un état de stress si intense que vous vous en mettriez la brosse du mascara dans l'oeil.
Enfin parée à être photographiée, vous insérez soigneusement vos pièces dans la machine, parce que vous avez bien entendu eu la présence d'esprit de faire l'appoint avant. Sans quoi, c'est dommage, mais il faudra revenir une autre fois... Quand enfin la machine se met à vous parler, ce qui comble momentanément votre solitude, vous êtes presque soulagée. On y est, c'est le grand moment, sourire dentifrice et clic-clac !
Et non, râté ! Pourquoi ? Tout simplement parce que pour les photos d'identité, le sourire est proscrit. La consigne vous revient trop tard, mais heureusement, en appuyant sur la bonne touche, la machine vous autorise gentiment à retenter. C'est dommage, quand même, parce que vous ressembliez presque à quelque chose. Mais comme on ne rigole pas avec l'administration, on se plie aux règles, et sans broncher, merci.
On se reconcentre alors, on place bien sa tête dans le cadre, pas de mèche de cheveux qui traîne devant les yeux, les lèvres figées, les yeux ouverts et hop, on appuie sur le carré vert. 3, 2, 1... Le résultat est plutôt pas mal, ça ferait largement l'affaire, et vous seriez assurée de ne pas avoir honte la prochaine fois qu'un gentil policier vous demandera vos papiers pour avoir grillé un stop. Mais dans votre tête, ça se dispute. Une petite voix vous conseille de profiter de cette troisième chance qui vous est offerte, tandis qu'une autre, moins téméraire, vous recommande la sagesse en s'arrêtant là.
Le soucis, c'est que vous êtes perfectionniste et vous voulez absolument faire mieux. C'est donc fébrile que vous appuyez du bout des doigts sur le bouton qui vous offre un nouvel essai. Le dernier. Vous êtes tellement concentrée que vous fixez un peu trop l'écran. Le compte à rebours défile, la tension monte, le moment crucial du déclencheur approche et... vous fermez les yeux ! Et c'est le drame. La tragédie. La fin du monde même. La machine vous remercie de l'avoir choisie et vous promet de vous donner vos photos dans quelques secondes.
Encore sous le choc de cette catastrophe planétaire, vous prenez dans vos mains tremblantes votre portrait raté en quatre exemplaires... Tous ces efforts pour rien... Mais, le pire, dans l'histoire, c'est qu'il faudra tout reprendre à zéro lors de votre prochaine tentative. Et qui sait, si vous parvenez enfin à afficher un visage correct, c'est peut-être la machine qui fera des siennes en déformant vos traits ou en mélangeant ses couleurs...
(Article écrit pour le n°3 de Save My Brain / Dessin de Marion Deveille)
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